• Et Dieu créa Ha Hisha

     Et Dieu créa Ha Hisha

     

    Au début de la nuit des temps, la maître de l’univers créa la femme et fit accessoirement un homme pour qu’elle ne s’ennuie pas et puisse procréer ! Durant six jours et six nuits, travaillant sans relâche, le créateur s’enferma dans son atelier. Avec de l’argile parfumée aux pétales de rose, il façonna son corps lui donnant des reliefs galbés et généreux et des formes arrondies moelleuses et somptueuses. A ses cheveux il donna la couleur du soleil, à ses yeux l’éclat bleu d’un ciel lumineux, à sa peau le crémeux du lait des  brebis auquel il rajouta une touche de vermillon pour rosir son teint et lui donner bonne mine ! Son œuvre était parfaite et Ha Dams n’y trouva rien à redire tant il fût subjugué !

    Durant plusieurs semaines, délaissant totalement les affaires intérieures, le bienfaiteur contempla son œuvre. Dans le jardin d’Eden, un jour Hisha croqua la pomme de l’arbre défendu tant elle était gourmande ! Dieu en fût affecté mais vite lui pardonna ce péché d’appétence tant ses courbes étaient belles et tellement succulentes !


    Ne voulant à son tour céder aux transgressions, Déité créa la terre et éloigna de lui le feu de la tentation tout en faisant en sorte qu’ Hisha ne manque jamais de rien !

    Durant des millénaires, retrouvant la raison, le maître sans faiblir, vaqua pour oublier à ses occupations ! Le temps avait passé, Hisha et son Ha Dams avaient dû prospérer et la terre se remplir d’une peuplade d’œuvre d’art ! Le Seigneur aguerri voulant de ses yeux voir, ouvrit alors en grand les portes du paradis mais ce qu’il découvrit fût si désopilant que la colère gronda et que la terre trembla.

    Comment l’homme qu’il avait lui-même érigé de ses mains avait-il pu bafouer de la sorte l’autorité divine, réduisant là son art à la simple expression de clichés magasines absurdes et sclérosés, avilissant la femme à des mensurations ou à du superflu tel les implants mammaires !

    Alors le Démiurge s’enferma à nouveau dans son atelier. Pendant six jours et six nuits, le monde plongea dans une totale obscurité et fût en proie à des violentes tempêtes, à des raz de marée sans précédent, déversant dans une rage terrible tout le courroux du Dieu.

    Au septième jour, les éléments s’apaisèrent et l’homme encore abasourdi émergea des ténèbres ! Le maître de L’univers semblait lui satisfait de cette fresque colorée, embaumée de parfums aux senteurs multiples, qu’il venait de finir ! Il contemplait son œuvre, admirait les Ha Hisha aux formes et aux grandeurs différentes et multiples! Chacune avait son charme, son cachet, sa beauté et les goûts de la nature étaient représentés ! Son œuvre était parfaite et les hommes s’éveillant à la lumière du jour subjugués par le choix de tant de gourmandises, sucrées, salées, petites, acidulées frétillantes, pétillantes, ne trouvèrent cette fois plus rien à rajouter ! Les femmes furent comblées jetant leur PIP et purent épanouies enfin s’émanciper sans être assujettis au regard des hommes qui depuis s’épilaient ! Dieu, elles le savaient, avait encore à faire !


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